Le cloud computing (ou informatique en nuage) désigne la fourniture de ressources informatiques via Internet, à la demande, avec une facturation proportionnelle à l’usage réel. Ces ressources couvrent les serveurs, le stockage, les bases de données, les réseaux et les logiciels. Plutôt que d’investir dans une infrastructure locale, une entreprise accède à des ressources hébergées dans des centres de données distants et ne paie que ce qu’elle consomme.
Comment fonctionne le cloud computing
Le cloud computing repose sur une architecture de virtualisation distribuée.
La virtualisation des ressources
Les fournisseurs cloud opèrent des milliers de serveurs physiques dans leurs datacenters. La virtualisation découpe ces serveurs en ressources logiques — machines virtuelles, conteneurs — et les alloue dynamiquement à différents clients. Une entreprise peut ainsi disposer en quelques minutes de la puissance de calcul d’un superordinateur, puis libérer ces ressources une fois la tâche terminée.
Les trois modèles de service
Le cloud se décline en trois couches d’abstraction :
IaaS (Infrastructure as a Service) : le fournisseur met à disposition des ressources brutes — machines virtuelles, stockage, réseau. Le client gère lui-même les systèmes d’exploitation, les middlewares et les applications. C’est le modèle le plus flexible, mais aussi le plus technique.
PaaS (Platform as a Service) : le fournisseur ajoute une couche d’environnement de développement. Les développeurs déploient leur code sans gérer l’infrastructure sous-jacente. Idéal pour les équipes qui développent leurs propres applications.
SaaS (Software as a Service) : le fournisseur livre le logiciel complet, clé en main. C’est le modèle le plus répandu en B2B : l’entreprise utilise une application prête à l’emploi sans se préoccuper ni du code ni de l’infrastructure.
La facturation à l’usage
Contrairement aux infrastructures on-premise qui exigent un investissement initial dimensionné au pic de charge, le cloud se paie à l’usage réel. L’entreprise peut augmenter ou réduire ses ressources en quelques secondes — c’est ce qu’on appelle l’élasticité. Cette caractéristique est particulièrement précieuse pour les activités à forte saisonnalité.
Pourquoi le cloud computing est important pour les entreprises B2B
La migration vers le cloud a profondément modifié le rapport des entreprises à leur infrastructure informatique. Quatre avantages se distinguent particulièrement en contexte B2B.
Réduction des coûts d’infrastructure : construire et maintenir un datacenter interne représente des dépenses considérables. Le cloud transforme ces coûts fixes en coûts variables, proportionnels à l’activité réelle de l’entreprise.
Agilité et time-to-market : lancer une nouvelle application, tester une hypothèse ou ouvrir un nouveau marché prend désormais des jours, contre des mois sur infrastructure interne. Cette capacité à itérer rapidement constitue un avantage concurrentiel majeur.
Continuité d’activité et résilience : les grands fournisseurs cloud garantissent des niveaux de disponibilité de 99,9 % ou plus. Leurs architectures redondantes couvrent plusieurs zones géographiques, un niveau de résilience difficile à atteindre pour une PME en propre.
Collaboration et travail distribué : les ressources cloud sont accessibles depuis n’importe quelle connexion Internet. Elles facilitent le travail en équipes distribuées, avec des partenaires extérieurs ou depuis le terrain.
Exemples concrets d’usage du cloud en B2B
En B2B, le cloud intervient dans quatre domaines principaux : le stockage documentaire, la sauvegarde, le déploiement d’applications métier et l’analyse de données.
Stockage et partage de fichiers : des solutions comme Google Drive, SharePoint ou Dropbox Business permettent aux équipes de centraliser leurs documents dans le cloud et de collaborer en temps réel sur les fichiers.
Sauvegarde et reprise d’activité : les entreprises stockent leurs sauvegardes dans le cloud pour garantir la restauration des données en cas de sinistre (incendie, ransomware, panne matérielle).
Déploiement d’applications métier : les ERP, CRM et autres logiciels critiques migrent progressivement vers des architectures cloud ou SaaS, supprimant la maintenance de serveurs locaux.
Analyse de données : les plateformes cloud offrent des capacités de traitement de données massives (big data, machine learning) que peu d’entreprises pourraient se payer en infrastructure propre.
Termes liés
Le cloud computing est le socle technique sur lequel reposent de nombreux concepts de l’écosystème digital :
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SaaS : le modèle SaaS est la forme d’usage cloud la plus répandue en B2B. Voir la définition SaaS.
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API : les API sont le mécanisme qui permet aux services cloud de communiquer entre eux. Voir la définition API.
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ERP : les ERP cloud ont supplanté les ERP on-premise dans de nombreuses PME. Voir la catégorie ERP.
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Gestion documentaire : la gestion documentaire cloud est l’un des cas d’usage les plus répandus. Voir la catégorie Gestion documentaire.
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Signature électronique : les solutions de signature électronique sont nativement cloud. Voir la catégorie Signature électronique.